Un moment en Iran 2018 - 2



Je souhaite évoquer un point me paraissant important: les guides.

En Iran, depuis 2013, ce secteur a été encadré par le gouvernement iranien afin de le développer.

Et pour être guide touristique, il est nécessaire de suivre une formation diplômant de 9 mois et obtenir le fameux sésame.

Cette formation est modulable sur le choix guide touristique local ou national.

Et enfin, le critère de la langue est assez important. Tous les guides rencontrés ont fait de longues études (histoire, langue, culture...) et ont un relationnel à toute épreuve.


Alors pourquoi, est ce que je vous parle des guides touristiques? Car en sortant de la mosquée de l'Imam, je me fais démarcher par une personne se présentant comme guide touristique et se mettant à ma disposition pour continuer la visite de la place, et cela dans un français parfait.

Et en avançant dans la discussion, (je n'étais pas intéressé), je me rends compte que son sésame pendu autour du cou est un fake...

Cela est synonyme de: il a appris la langue française, les sanctions de l'autre inculte blond ont fait que le secteur dans lequel il a étudié (aéronautique), n'embauche plus et en conséquence il se fait passer pour un guide touristique car ce secteur continue malgré tout de se développer.

D'où la mise en garde à toute personne se rendant en Iran de manière autonome, soyez vigilant sur la qualification de vos guides. Ceux présentés par les hôteliers ne sont pas toujours digne de confiance.


Entretien

De mon côté, j'ai mené des entretiens d'embauche à la française afin d'identifier les guides pouvant prendre en charge mes futurs voyageurs.


C'est une façon pour moi d'assurer une présentation de l'Iran comme je le conçois.

Prochaine étape: la palais Lotfollah, oups la mosquée de Lotfollah.

La seule mosquée n'ayant pas de minaret.

La mosquée Lotfollah - En réfection

Pour s'y rendre, on traverse la place. Traversée se faisant accompagné de voyageurs français. Oui, les voyageurs français sont présents en nombre en Iran. Et comme moi, ils profitent de la beauté des monuments.

L'entrée de la mosquée grande, large et payante. C'est nouveau. Mais on ne va pas se plaindre vu le tarif pour les détenteurs d'Euros.

(en revanche, pour les locaux Aïe).

La visite est rapide car le trajet pas long...mais elle est longue en visionnant la beauté de la mosquée.

L'endroit se prête à la méditation... Alors je médite.

Après cette étape, direction le palais Ali Qapuh, en face de la mosquée Lotfollah, en traversant la place.

Ce palais, vu l'immensité de la place, ne parait pas haut. En fait, il s'agit de monter l'équivalent d'un immeuble de 7 étages et le tout a pied, sans ascenseur.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Rien que le balcon permettant de surplomber la place et visualiser cette place laisse de marbre. En y ajoutant l'histoire, la valeur et en essayant de visualiser ce que faisaient les iraniens de l'époque....on reste sans voix.

La salle de musique, ayant son acoustique naturelle, et c'est a ce moment que tu te demandes mais comment faisait il?

L'étape place royale (naghshe jahan) se termine ainsi et au programme la mosquée du Vendredi nous attend.

Celle d'Ispahan est assez particulière comme toute celle en Iran d'ailleurs, mais celle ci ne me laisse pas indifférent.

L'immensité, n'en parlons plus. C'est le cas.

Il y a une spiritualité dans ce lieu, que l'on ressent dès que l'on entre dans la cour.

Effectivement, il y a la cour, mais c'est sans compter les annexes, et là encore, le souffle est coupé. L'esprit s'évade, pourquoi avant construisait il si haut, si grand, si beau...si ...si? Quelle force? quelles techniques? Dans tous les cas, je suis subjugué.

Et des visiteurs...de partout.

J'aime ce pays.

Allez, il est vrai que je suis un peu sous médicaments, on décide de retourner pour une petite sieste. Et pour être d'attaque le soir.

Au programme de la soirée, ce sera le quartier arménien. Avec la cathédrale Vank (ou St Sauveur).

C'est la première fois que je vois la cathédrale, et c'est plein d'émotions que je monte dans la voiture afin de découvrir le quartier chrétien (du moins Arménien) d'Ispahan. Aïe, il est trop tard, c'est fermé. Ce ne sera que partie remise.

A noter que le quartier est animé, de locaux, de voyageurs iraniens, étrangers. C'est plaisant.

La sieste apparemment n'a pas été récupératrice. J'ai besoin de m'assoir. direction la place Espadana, une annexe de la place naghshe jahan (place royale).

Ce sera jus d'orange pressé et thé.

Nous discutions, nous nous plaignions de mon état de santé, du temps que l'on a perdu...Et là, ça a été la rencontre!

Je dois une explication: depuis que je suis en Iran pour ce projet professionnel, je rencontre beaucoup de voyageurs français. Et j'essaie d'échanger avec eux, concernant leur séjour, leur circuit et...Cela me permet de voir comment adapter mes futurs circuits.

Peut être que certains d'entre eux me reconnaitront en lisant ce carnet de voyage. "sachez que ma rencontre avec chacun d'entre vous a été source de bonheur, et gratifiant". Je pense aux palabres, aux conseils, aux questions réponses ainsi qu'aux photos.

Celle la, pleine de symboles, captée de manière imprévue. Et merci au photographe de l'avoir prise et de me l'avoir envoyée.

Prise au musée du tapis à Téhéran.

C'est comme ça que LA Rencontre a eu lieu. Elles étaient 4, on était entrain de refaire le monde, moi et mon photographe, et également à se plaindre de notre perte de temps.

A 4, elles passent devant notre table. Elles parlent français, et elles cherchent quelque chose, un endroit dans le labyrinthe du bazar.

Je les interpelle, "mais vous parlez français, vous cherchez quelque chose? Je suis français également, asseyez vous. Juste histoire de se présenter"..."On est pressé, on n'a pas trop le temps, en plus il fait nuit"..."Asseyez vous, on a le temps"..."ok 5 minutes alors".

5 minutes, c'est déjà pas mal!

A vrai dire, les 5 minutes se sont transformées en 2h30, et ça a permis de discuter et faire connaissance de 4 amies françaises.

Chacune était contente d'être là, en Iran, louant l'accueil, le relationnel, et tout quoi.

Et j'adorais échanger avec elles. C'était génial. On a bu...à se bourrer la gueule (en Iran...) de thé et de nabat (le fameux bâtonnet de sucre safrané).

Notre rencontre se termine ainsi...mais il y aura,...je n'en dis pas plus.

C'est ainsi que nous décidons de continuer, et nos chemins se séparent ici

De nuit, direction place royale...le jeu de lumière vaut le détour.

Il est 1h du matin, il fait un petit peu frais, mais avez vous le monde présent encore sur la place? Iran Is Safe


On finit par les ponts Si o Se pol et Khadju. Deux ponts historiques, et architecturaux enjambant la rivière Zayandeh.

Alors rivière, est un grand mot, celle ci est victime de la politique agricole, et est donc asséchée (c'est triste)

Quelques photos, mais trop fatigué et j'avais froid! (sacré maladie).


Qui a vu la bougie?...

Il ne reste plus que le quartier Arménien et sa cathédrale, vu que c'était fermé quand nous y avons été.

Ce sera pour le lendemain.

Et en plus, cela me laissera le temps de récupérer.

Au réveil, mon état s'est empiré. Malgré toute la bonne volonté, il m'est impossible de me lever.

Direction pharmacie pour avoir tout les fortifiants nécessaires. Ça a l'air de fonctionner. Finalement, départ a 11h pour la cathédrale.

Elle est magnifique, impressionnante. Les détails des peintures miniatures, l'accord des couleurs. Tout fonctionne.

Et en plus, un groupe de voyageurs français y est. C'est le moment d'échanger avec leur guide. Il s'avèrera être un moment inoubliable, c'est à cet instant que l'on se dit que l'Iran est empli de trésors à découvrir.


Il y a également un musée, destiné aux experts. Les éléments exposés sont jolis mais emplis de significations, pour cela il est nécessaire d'avoir un guide.

Le temps avance, et mon état empire. Nous décidons, malheureusement, de répondre aux besoins du calendrier et prendre la direction de Yazd.

Oui, malheureusement car Ispahan avait encore des choses à nous montrer, je pense au palais chehel sotoon (UNESCO), aux deux ponts, si o se pol et Khadju, au quartier Jolfa...J'en passe, mais une chose est sûre, je reviendrai.

Allez direction Yazd.

La route est pratique, safe. Elle est avalée en moins de 3h. Elle passe par Naein, et Meybod, entre autre.

Mais ces étapes ne faisait pas partie de ma road trip 2018, elles le seront en 2019! (c'est pour bientôt).

Yazd, a notre arrivée, comme d'habitude, une ville fréquentée, animée. Elle nous accueille avec ses industries, puis ses constructions modernes, ses longues lignes droites avec des ronds points.

Pour une ville ancienne, enregistrée au patrimoine de l'UNESCO, elle est moderne notre Yazd.

Mais elle a toujours ce centre, cette ancienne ville avec un caractère indéfinissable. Les petites ruelles, zigzagant, où le calme règne, sauf quand une moto passe...et la technique de la gestion de l'ombre et la lumière. C'est efficace, sobre et plaisant.

En fait, Yazd, on aime ou on aime...et bien moi, je vous laisse deviner ma position!

Après avoir récupéré notre chambre, direction la fameuse mosquée du Vendredi. Majestueuse, elle est là. Elle nous attend avec ses deux minarets, sa cour intérieure ainsi que son dôme et avec le nombre de voyageurs français.

Les détails nous interpellent.

Allez en avant, direction la prison...

La prison d'Alexandre, que nous allons joindre à pied, à travers les fameuses ruelles.

Je ne vais pas dire ce que j'en pense car elle a beau avoir des défauts, Yazd, on aime ou on aime...


Je dois dire ma déception concernant la prison d'Alexandre.

Le nom est prestigieux mais l'usage l'est d'autant moins. En fait, c'est devenu une école d'artisanat et chaque local est devenu une boutique.

Seule la salle du dôme est un musée, ou quelques pièces sont exposées. J'ai préféré la ballade dans les ruelles comparé à la visite de la prison.


La visite se termine ici. Le repos devient nécessaire (je ne me sens pas bien)

Au réveil de la sieste, il est prévu de se rendre au temple du feu, tours du silence et...et en fait, impossible.

La fièvre, tête qui tourne, estomac en vrac, et pas la force d'envisager une visite.

Direction réception de l'hôtel pour demander un médecin...Solution non validée mais celle suggérée: urgences!

Soit, allons découvrir les urgences de Yazd!

Alors, je me fais beaucoup d'idées concernant les urgences, sachant que je connais celles de France...avec tous les mécontentements qui en découlent. Je suis prêt pour une nuit d'attente, vu que mon cas, n'est pas grave, même si je me fais un peu de soucis.

Que nenni, à mon arrivée, la procédure appliquée par téléphone en France est appliquée au sein de l'établissement.

Ils remplissent un dossier, avec toutes tes coordonnées et les symptômes. Un médecin aiguilleur t'ausculte, détermine l'importance du cas, et t'envoie vers le médecin qui te prendra en charge.

Pour mon cas, ce sera un généraliste...j'ai de la chance.

Il m'examine...prescrit une ordonnance et demande radio des poumons.

Direction radiologie, radio des poumons réalisée. On retourne le voir, ajoute une prescription: consulter un spécialiste des poumons en France...lui ayant expliqué que je n'avais pas le temps en Iran.

Direction pharmacie de garde, 200 mètres en voiture. Il y a du monde. Je donne l'ordonnance, je paie, je patiente, et on m'appelle par un numéro. Ma commande est prête.

Il y a 4 seringues...Ah, j'ai des injections. Ça, ce n'était pas prévu. Pas grave, s'il faut en passer par là. 4 injections en l'espace de 48h, dont une le soir même.

Retour urgences, une injection plus tard...on en sort.

En tout et pour tout, cette histoire a duré 2h. Pas mal.


Cela est arrivé fin Septembre, début Octobre...après la première vague de sanctions imposées par un cher débile fdp blond américain. Je dis cela, car depuis la mise en place de la seconde vague, les effets des sanctions se ressentent plus au niveau de la population notamment concernant les médicaments pour les traitements lourds...

Je croise les doigts pour que cette situation ne prenne pas d'ampleur, et que les politiciens gérant nos vies soient intelligents, ce dont je doute!

Retour à l'hôtel pour y passer la nuit, avec repos et enfin retrouver la force pour une longue journée.

Rien que ces photos me donnent envie de retourner dans cet hôtel. D'ailleurs, à notre arrivée, nous avions prolongé d'une nuit supplémentaire.

Au réveil, ça va beaucoup mieux...

Prêt pour une journée de visite.

Direction le temple du feu, et il m'est arrivé une chose que je voulais vivre...voir le préposé au feu venir entretenir la flamme, et bien ça c'est fait.


Le temple du feu appelé atashkadeh, n'est pas trop fréquenté. Et j'avoue c'est agréable.

Yazd, une ville où le zoroastrisme est encore pratiqué.

Pour info, les différentes communautés ont droit de pratiquer leur confession. L'islam est religion d'état, mais pour autant le judaïsme, christianisme, zoroastrisme ont droit de pratiquer avec leur lieux de cultes présents historiquement en Iran



La flamme éternelle, il parait que cela fait plus de 3000 ans qu'elle est entretenue. Ça en fait des générations.

Une vidéo prise est valable sur Facebook, page Iran Autrement.



Alors direction Les tours du silence.

Un endroit glauque de par l'histoire et l'usage qui en était fait. Depuis cette pratique n'existe plus. Restent les tours, imposantes, isolées et pleines de significations.

Il y a énormément de marches à monter, pour atteindre la première tour, plus grande et moins haute...donc plus rapidement atteinte.

Le site a été réhabilité. Pleine de significations, et le fait d'y arriver permet de se remémorer le passé et les différents rituels.


Et c'est sur cette tour que nous avons rencontré un couple de français. Beaucoup de français en Iran. C'est agréable de savoir que ton pays est au centre d'un intérêt culturel...

Après cette étape, direction le jardin de Dowlat Abad, classé au patrimoine de l'UNESCO.

Le site est dans Yazd. Entretenu et en cours de réhabilitation (UNESCO y est pour beaucoup).

Ce jardin comporte une demeure où se trouve le Bad Gir, climatisation naturelle, le plus haut de la ville.

Ce système ingénieux permet aux habitants de la demeure de profiter d'une climatisation naturelle malgré les températures élevées de la région.

"Bad gir" = attrappe vent.

Le système capte les courant d'air. Ces courants chauds entrent dans la colonne et se rafraichissent par l'intermédiaire de différents filtres naturels: grille de pailles, et ces tours sont également les lieux de nids de pigeons, et leur présences rafraichissent l'air.

En bas de cette colonne, un bassin d'eau amplifiant ce rafraichissement, et enfin l'air est dispatché dans les différentes pièces.

En plus d'être un instrument pratique, c'est également une oeuvre d'art. Chaque Bad gir à Yazd permet de voir la beauté de l'art iranien.


Ce système sert également de rafraîchisseur d'eau. Par exemple, la photo de gauche, on voit les deux bad gir et au milieu un dôme. Ce dôme recouvre en fait une chambre d'eau, irriguée pendant l'automne et hiver par les eaux de pluie. Ce réservoir couvrait en besoin en eau de toute la population du quartier. Le réservoir descend a quelques 10 a 30 mètres sous le sol.


Au fait, je me sens un petit peu mieux, suite à mon traitement ainsi que les 2 premières injections effectuées.

On prend la direction de l'hôtel, pour un repos et aller à notre rendez vous de 18h (nos 4 amies rencontrées à Ispahan)

La place Chakhmak sera notre point de rendez vous.

On s'y retrouve comme prévu à 18h.

Ce sera Zourkhuneh et photos, puis diner ensemble. Le programme sportif sera à 19h. On a 1h devant nous, ce sera photos et emplettes alors.



Ce sera même l'occasion de rencontrer des jeunes effectuant leur service militaire en permission.

C'est l'occasion d'échanger avec eux, de les connaitre. Et d'apprendre qu'ils en sont dans leur deux premiers mois du service militaire, et qu'il en reste 22...Ils ont tous terminés leurs études, et quelles études: master, doctorat, ingénieurs et...que du bac+5 minimum. Certains sont à +1 et +0, mais il y en pas beaucoup.

L'échange m'a permis de comprendre quelque chose: Les jeunes en Iran sont comme tous les autres du monde entier. Les mêmes soucis, prise de tête, envies, délires etc.

Les militaires en uniforme que je vois sont au courant de toutes les situations du monde, et effectivement ils ressentent cette injustice subie de la part du monde, surtout sur le plan économique imposé par un certain haricot en guise de cerveau.

Il y a un paradoxe: sous le drapeau, ils se sentent en sécurité, c'est à dire qu'ils n'ont pas le souci du lendemain car tout est pris en charge par leur régiment; Et en revanche, il y a la crainte de l'après, quand ils auront terminé leur service et qu'il faudra intégrer la vie courante.

Une chose est sûre: ils sont prêts quoiqu'il arrive à défendre le pays si son intégrité est mise en cause...

Ce moment est gravé...

La place est fréquentée de familles, de jeunes, de couples, de jeunes militaires et nous.

C'est le moment de prendre les photos et ensuite nous rendre au Zourkhuneh.


La qualité des photos ne sont pas top...

Mais comme il est possible de voir: la place est éclairée avec quelques maladresses (projecteur direct;...) et le Zourkhuneh est plein de voyageurs internationaux. C'est devenu un spectacle même s'il manque un chauffeur de salle (et il n'y en aura pas, car le Zourkhuneh est un endroit où l'esprit est important)...peut être qu'un jour?

Après cette étape, à la sortie, une tempête....de sable en pleine ville. Ne pas oublier Yazd est au milieu du désert. C'est impressionnant et bref.

Pour le dîner, ce sera à notre hôtel sur le toit. Mais la tempête a généré la fermeture du toit. Ce sera dans la salle.

En fait, j'évoque tout cela juste pour dire que ce sera à ce moment que parmi nos 4 amies, une est infirmière, et je vous laisse deviner qui me fera l'injection...car je rappelle, je suis sous traitement.

De toute manière, je n'oublierai jamais ces moments. Je les qualifierai d'extrêmement sympathique. En espérant vous revoir les amies.

C'est ainsi que se termine le premier trip, car après avoir rendu la chambre, direction Téhéran.

Départ à 10h, et arrivée à 17h à Téhéran. Puis il faut quand même 2h pour traverser la banlieue, et arriver à domicile.

Le compteur de la 207 affiche 17800 kms.



La deuxième étape du séjour se prépare, ce sera en avion direction Shiraz puis Kerman.

C'est une occasion de décrire le fonctionnement du secteur aérien du pays.

Mais avant de réaliser cette seconde partie, je vais me laisser un peu de répit et en profiter pour visiter le musée du tapis à Téhéran. Apparemment, il vaudrait le coup d'oeil...

Le musée du tapis, se trouve dans un ancien bâtiment construit juste un avant la révolution de 1978.

Autant dire que j'ai été surpris, tant par le style massif du bâtiment que par le niveau d'abandon de celui ci par les autorités.

En effet, par manque de subvention, le musée a du mal à réaliser des restaurations nécessaires.

Et cela est désolant, car celui ci est mondialement connu, comporte des pièces historiques...prouvant la minutie dans l'artisanat iranien.

Mais bon, cela n'enlève rien au côté magnifique des tapis exposés, et que dire des voyageurs français venus en nombre voir les tapis.


Et bien d'autres tapis...


Une capture faite par un voyageur français

Ce n'est pas que, mais il faut préparer les prochaines étapes.

Cette fois, nous serons trois. Ce sera peut être plus intéressant et surtout pour moi, car je suis guéri.

Nous devons nous rendre à l'aéroport, et ce dès 6h du matin, pour le vol direction Shiraz.

Celui ci se passera sans encombre, et dès notre arrivée, le taxi nous emmène à notre hôtel.

Lors du trajet, on échange à propos des moyens de transport vers Pasargade et Persepolis. Et là, le côté commerçant du conducteur sort. Il nous a proposé ses services, en le vendant très bien. Mais, le tarif est exorbitant.

On continue à réfléchir.

Effectivement, les tarifs varient du simple au double.

Nous avons finalement convenu d'une prestation auprès de notre hôtel, service que proposent tous les hôteliers...et bien c'est une erreur.

La solution apparaitra au cours du récit (si je n'oublie pas).

La visite de Shiraz se fera à pied, l'hôtel étant au centre de tous points d'attraction.

Le palais de Narenjestan, la mosquée de Shah Cheragh et notre café où nous passerons pas mal de temps...


Et le café qui comporte son livre d'or sur ses murs...! Le coup de coeur absolu.

Vus les témoignages, le café est bon, très bon. Mais le plus important, est l'accueil. Ce café est tenu par une dame âgée avec un relationnel à faire pâlir quelques enseignes françaises. J'y retournerai, la première fois, c'était le 6/7/17, la seconde le 17/10/18, comme le dicton:"jamais 2 sans 3".

Au programme du jour, Pasargade, Persepolis et Naghshe rostam. Nous décidons d'y aller en voiture, et pour cela, nous avons besoin d'un chauffeur qui puisse rester avec nous tout le long de la journée.

Ce service de transport en Iran est accessible à tous. Tous, c'est à dire, toute personne possédant un véhicule peut proposer ses services en tant que taxi, courte ou longue distance. C'est un peu le blablacar local, sauf que celui ci n'a pas de plateforme. Par conséquent, les prix sont différents d'une voiture à l'autre, il faut négocier.

Et certains connaissent le système, et choisissent de nouer des partenariats avec les hôteliers...On imagine faire la bonne affaire, alors qu'il y a beaucoup mieux.

- le taxi officiel: les prix sont réglementés, fixés par l'administration. En général, ils proposent le service en local, pas trop à l'extérieur. Et ne sont pas trop disponible pour vous attendre toute la journée, à moins d'y mettre le prix.

- le taxi faisant partie d'un groupe: il faut négocier, ils se plieraient pour vous rendre service. Cela a un prix. Ils sont en général partenaire des hôteliers, ils pratiquent leur prix, et l'hôtel prend sa commission au passage. On pense obtenir le bon rapport qualité - prix, or c'est l'inverse.

- le taxi improvisé: le service n'est pas au rendez vous. Certes le tarif est abordable ou du moins le devient après une longue négociation, mais la voiture, elle, est fatiguée...

- le taxi posté à la sortie des musées: en général, le chauffeur est posté à la sortie du musée et propose ses services aux visiteurs sortant. Il ressemble à monsieur tout le monde, il est gentil et parle un anglais approximatif. C'est ce service que je vous conseille, pourquoi? il propose le contact à l'iranienne, tant voulu par les occidentaux. Il propose un prix abordable, un service sur mesure, et un échange, certes hésitant, mais agréable. Et un point important: ce sont des locaux, ils connaissent la ville et ses alentours comme leur poche...

Alors, nous avons fait notre erreur: demander à l'hôtel de nous organiser un transport pour la visite des sites hors Shiraz.

Ils nous annoncent le prix, abordable, (je ne savais pas qu'il avait d'autres possibilités)...

Le chauffeur arrive.

Direction Pasargade.

Pas très bavard le chauffeur. Je me suis fait cette remarque car le trajet est long (120kms), et je ne m'y attendais pas.

Mais la destination en vaut la peine.

Le monument, la pierre, l'édifice, la tombe,....le terme adéquat? je ne l'ai pas. Mais c'est beau, massif, droit!

Et dire qu'avant à cet endroit, c'était une forêt, une place de loisir et de détente. Kouros appréciait cette place, d'où son choix de reposer ici à jamais.

Autour du site, plusieurs fouilles archéologiques permettent de découvrir une ancienne cité.


Le ciel, nous est tombé sur la tête. Accompagné d'un vent glacial...Nous avons dû abréger la visite.

Tempête; Orage...

Nous rejoignons notre chauffeur pour la prochaine étape.

Direction Naghsh e Rostam, en quelques sortes les tombes suspendues.

Un travail de réhabilitation est en cours sur le site. Mais il est accessible pour notre plaisir personnel.


L'immensité du site...me laisse sans voix, juste une remarque les voyageurs étrangers sont présents en nombre. Je me répète: cela me touche.

Allez Persepolis, nous voila...

C'est la deuxième fois que je me rends à Persepolis. Le site a été réaménagé, il y a une sorte de corridor qui permet de se rendre sur le parvis, je trouve cela bien, mais il manque un petit quelque chose...quoi? je ne sais pas encore!