Un moment en Iran 2019

Mis à jour : 24 sept. 2019

Un voyage, un circuit, un trip seul, accompagné de mon driver pour découvrir de nouveaux endroits et également avoir de nouvelles prises de vues. Et enfin, c'est également l'occasion de sonder l'ambiance, la situation que les médias et la géopolitique veulent nous montrer a propos de l'#Iran.

Ce post sera mis a jour au fur et a mesure, bonne lecture, et n’hésitez pas à commenter, partager, liker...

Inscrivez vous pour ne pas rater les #MAJ.



Juillet 2019, le 17 exactement.

Direction CDG pour prendre qui m’emmènera vers mon pays natal, l'Iran.

Depuis que Air France, soi disant pour raison commerciale, ne dessert plus directement IKA, nous sommes contraints de prendre des vols avec escale avec d'autres compagnies ayant réussi à assurer un niveau commercial (je parle du prix des billets...hein #AF?)...

Bref let's go. Cette année, ce sera Qatar Airways avec escale a Doha. Vol de nuit, arrivée le lendemain midi à #IKA. Ah! qu'ils étaient bien les vols AF avec arrivée à 19h! et sans escale. (je me demande si c'est commercial ou si c'est Trumpesque?)

Alors le Trump...je vais essayer de ne pas l’évoquer mais malheureusement si j'en parle, c'est que la situation le nécessite.

Vous verrez qu'au fil du post, je ne l'apprécie pas du tout, et ne me contente pas non plus de la politique actuelle en Iran.

Ah enfin arrive, après deux vols CDG - DOH et DOH - IKA. Juste à signaler la qualité de #QatarAirways: Rien à signaler, hors mis le fait que les vols sont géniaux, les appareils neufs : j'ai eu droit à un #777 puis un #787. donc parfait. Par contre, ce que je trouve personnellement dommage: la neutralité du service, on ne sent pas être a bord d'un avion de #QR. C'est mon avis.

A comparaison: #iranair ou #mahanair (quand il desservait #CDG), on sentait le service a l'iranienne. Juste ça ! Et cela me parait important.

Passage de la douane, sans difficultés, a noter les guichets réservés aux étrangers - les fils y sont supers longues - a y faire plus attention, ce sont les irakiens, omanais, koweitis qui viennent visiter l'Iran...Ah bon? Et oui, il y a une explication.

La valeur de la monnaie iranienne, l’été plus clément, et achat bon marché...A savoir que depuis la monnaie iranienne se ressaisit. Elle était à 1€= 148 000IRR au debut de mon circuit, pour être à 125 000 après 45 jours. Mais cela ne rend pas les iraniens plus sereins.

Après l'accueil réservé par mon chauffeur (que j'avais préalablement réservé ), direction Téhéran Il fait déjà chaud, en même temps c'est normal il est 13h...mais le plus surprenant, est le vert qui domine, en effet, les arbres, les champs etc...sont verts et non pas sec comme d’habitude à cette période de l’année.

Il y a un explication a cela: cette année , surtout en debut d’année (Mars - Avril), l'Iran a été en proie a de grandes inondations. Et cela résulte d'une pluviométrie exceptionnelle mais soudaine. Cela a permis de remplir les nappes phréatiques, ainsi que les barrages et le plus important, de rendre son eau au Zayande Rood d'Ispahan. Et enfin, après 10 ans de sécheresse, l'Iran n'est plus en période de sécheresse!

Arrivée à domicile, nouvel appartement qu'il faudra aménager . Et planifier un circuit pour visiter le pays.

Ce sera ainsi: direction #Kashan; #Yazd; #Mahan; #Bam; #Kerman; #Shiraz; #Ispahan; #Abyaneh; et enfin #Téhéran.

Moyen de transport: véhicule avec chauffeur privé.

Quand? Dans une semaine.

J'en profiterai pour rencontrer les amis sur Téhéran ainsi que la famille.

J’ai passé le temps, et des fois du bon temps...que je vais garder pour moi.


Entre #restaurant et #café (ici boissons fraîches).

Il n'y avait pas que l'alimentaire, mais également des expositions, des festivals de films, photos.

Téhéran est très anime niveau culture, créativité, innovations, etc...

D'autres photos sont disponibles sur demande.

Cette semaine passée, il faut se lancer, et programmer le futur #circuit qui m'attend. Réunion de travail, comme d’habitude dans un café.


Café, eau, tout pour remuer les méninges

Ça y est on est prêt

Demain le grand départ.

Le grand jour est arrivé, j’avais pris la décision et je vais l’appliquer: partir avec un sac à dos.

Rendez vous est fixé au rond point Azadi, avec mon ou plutôt ma conductrice.


En Iran, la gente féminine est mise en avant malgré les lois discriminatoires en application. Mais j'ai noté un point important: la population s'exprime de par un comportement de non application, et cela se fait tout doucement...doucement mais sûrement. C'est une des forces de la population iranienne. Obtenir le changement lentement de manière à obtenir sans froisser... (il y a un peu #ta'arof dans cette méthode) (ndlr: pour savoir ce qu'est le #ta'arof, cherchez dans les #blog du site - vous aurez surement la réponse).

En Iran, pas mal de postes à responsabilité sont occupés par les femmes, et cela est naturel. Par exemple, il y a quelque peu, le #PDG d'Iran Air (compagnie nationale) était Mme Sharafbafi.

Ma driver qui est également #Guide s'appelle Mehrnoosh.

Je me rends au point de rendez-vous en métro. Et le temps que Mehrnoosh arrive, j'en profite pour prendre quelques photos.



Je ne sais pas, mais je me sens bien. Il fait chaud, certes. Mais ce sera l’occasion de nouer des contacts, d'avoir des prises de vues nouvelles et voir de nouveaux endroits. Je vous les décrirai a chaque post.

Tiens, un klaxon!

C'est Mehrnoosh, elle m'annonce que le moment du depart est arrivé et en plus, il ne faut pas s’attarder, c'est vrai elle est mal garée. Alors ni une ni deux, je jette le sac a dos dans le coffre de la voiture et gooooooooooo!

Allez, Téhéran Sud, direction Kashan, premiere étape d'un trip qui s'annonce long mais surtout empli de nouvelles découvertes. La distance de 255km, ne limite pas mes ardeurs. La route est agréable, autoroute tout le long (avec des ralentisseurs bizarres), mais bon. Arrivé à destination, l’hôtel Ariana Spa nous accueille.

Deux jours dans un cadre magnifique.


Cet #hôtel fait partie des propositions de l’agence et il fait partie des #choix #premiers.


La première nuit passée et après le petit déjeuner, direction le désert de #Maranjab. Celui ci me réservera des surprises. (autant paysages que fréquentation).

A noter que la haute saison en Iran se situe au printemps, suivi de l’automne. Hiver et Été sont considérés comme basse saison, expliquée par les températures extrêmes.

Et pour ce #blog, il ne faut pas être surpris par le peu de fréquentation de voyageurs.

L'avantage: les sites sont à nous...L’inconvénient: pas de possibilité de partage et d'échange avec des compatriotes.

#Maranjab: https://en.wikipedia.org/wiki/Maranjab_Desert

Comme il m'a été annoncé l'accès au site est facilité de par les aménagements. Alors on décolle avec la berline à notre disposition. Non sans crainte, mais bon les locaux ont dit que c'est possible alors go!

La route pour se rendre au désert est agréable et pratique. Asphaltée de surcroît, c'est bon ça. Les panneaux indiquent la distance, je sens le désert approché ainsi que la température montée. Il est vrai que le soleil est au plus haut. C'était un choix personnel, je voulais en profiter pour voir les infrastructures et profiter de l'endroit en sirotant une boisson devant le coucher du soleil.

Arrivé au check point....Ah ok, il s'agit juste de payer le droit d’entrée . Le tarif est calculé en nombre de voiture et non par personne. Et c'est là que la route devient sablonneuse, plus d'asphalte, que du sable, fine couche, certes mais on sent bien que la berline est secouée. C'est là que tu comprends l’utilité du 4x4.

Mais bon, tant que ça roule...

Le site est magnifique, on avance comme au fil de lecture d'un livre, et a chaque page, un nouveau paysage. On passe de lieu d’habitation aux dunes, puis le lac salé, puis le caravansérail puis a nouveau les dunes et j'en passe.

Un rencontre avec les dromadaires... une discussion avec un local...et le tout sous 45 degrés.


Le ciel est bleu, le soleil tape, et il faut boire. A part de l'eau, rien que ça. Alors il faut se dépêcher pour arriver au caravansérail de Maranjab. Ce sera l'étape intermédiaire.


Je me souviens des conseils donnés au check point: "lorsque la voiture arrive sur un tas de sable (amas causé par le vent qui souffle), il ne faut surtout pas freiner et laisser la voiture en roue libre, ne pas accélérer non plus" Je m'en souviens très bien!

Mais le problème: je ne suis pas derrière le volant. Et ce qui devait arriver, arriva. Un amas de sable (d'une longueur de 30m)...La voiture accélère (pourquoi ? - je ne sais pas). La logique veut que le tas de sable soit passé rapidement, et la réalité a voulu que la voiture reste bloquée à 3m de la fin du tas...Ah! Et on fait comment? il fait 45 degrés, et personne à la ronde. Pas d’inquiétude, on a de l'eau et quelques biscuits.

Et le plus important: il y a du réseau. On est sauvé sauf que le temps que la remorque arrive, il faut bien 1h30.

On prend notre mal en patience avec la clim...

Enseignement du jour: interdit de se rendre au #Maranjab avec une berline, 4x4 obligatoire!

Cet événement m'a fait perdre du temps. Je décide de mettre #Maranjab à une prochaine.

Le retour à l’hôtel.

Puis ballade au #

Le bazar, la place principale


Le lendemain, visite de Kashan au programme.

La maison des Boroudjerdis, le musée des poupées, le hammam et la mosquée Agha Bozorg. (pour les autres points voir le blog de 2018.

Après le petit déjeuner, l’emplacement de l’hôtel nous permet de nous rendre aux trois premiers points à pied. La mosquée étant éloignée, nous décidons de prendre la voiture.


Une journée inoubliable.

Yazd, sera la prochaine étape avec quelques haltes.

Après le petit-déjeuner copieux, comme d’habitude, direction la capitale du zoroastrisme, Yazd.

Une première halte: #Naein, et sa mosquée du Vendredi.

Cette mosquée est connue comme l'une des plus ancienne de l'Iran. Et il est vrai que la voir en photo, me donne l'envie de la voir et visiter réellement. Arrivés à destination , je la vois au loin avec son minaret. Et il est vrai que cela ne laisse pas indifférent, surtout en pensant aux architectes de l’époque ayant construit cette édifice avec la foi.


Un point important, arrivée aux environs de midi, une chaleur étouffante...et en descendant au sous sol, une fraîcheur non négligeable.

Le second site important de Naein, est son Gal'eh de l’époque Sassanide, malheureusement fermé pour travaux. Ce sera pour une prochaine fois.

En reprenant la route, cette fois direction Yazd, la prochaine étape sera #Chak Chak. Son histoire est intéressante. Ce site est un lieu de culte zoroastre. La religion pratiquée en Perse avant l’arrivée de l'Islam.

Le site de Chak Chak revêt une importance de par son histoire. Il s'agit de la légende de Hayat Banoo.

Pour accéder au site, il y a quelques centaine de marche à monter, mais l'effort vaut la peine. Et à l’arrivée, l'endroit paisible nous invite à méditer et se remémorer ou imaginer l’histoire.



Les gouttes filtrées tombent...d’où le nom chak chak...

L’étape suivante est Kharanagh, un château historique, que je n'ai pu prendre en photo...bug! Je vais mettre le lien wikipedia, qui explique la magnificence du site.

Go Yazd, à l’hôtel Laleh, que j’affectionne tout particulièrement. Un accueil, une architecture que j’apprécie. La nuit va être agréable et la journée du lendemain pleine de découverte.

Le petit déjeuner pris, direction Saryazd et son château. Situé à 50km de Yazd, il faut 30 min pour l'atteindre. La route est praticable, pour rappel le réseau routier en Iran, est très bien entretenu.

La citadelle de #Saryazd, d'origine Sassanide enclôt dans ces murs une cité miniature, nivelée sur trois étages.


Pas loin de la citadelle, une porte...a voir. La porte Farafar. Une des portes de Saryazd: Cette ancienne structure, située au bord de la cité, est d’origine controversée.

Estimée à au moins 1000 ans, il peut représenter le seul mur restant d'un mausolée en forme de dôme ou peut avoir été construit pour servir de porte d'entrée à la ville. Quoi qu’il en soit, cela représente une bonne opportunité photographique car il encadre une sculpture moderne d’Arash the Archer, une figure tirée de la mythologie persane, située dans le champ à proximité.



Fahradj, vous connaissez ? Ce sera la prochaine visite, et il parait qu'une mosquée style arabe s'y trouve et a été construite au VIIIe s. Située au centre de la ville, elle est la plus ancienne mosquée d'Iran.

Ça m'intrigue, je vais voir cela.

Ah oui, quand même. Elle en impose, rien de clinquant mais elle est là...et remplit son rôle (je l'imagine, a l’époque avec son minaret visible de loin et indiquant la route aux caravanes sillonnant le désert). Un mot: respect.



Si vous souhaitez voir la ville de Yazd, je vous conseille le blog un moment en Iran 2018, et même 2017.

Cette escale se termine, et direction Kerman, Mahan et ses Kaluts. Cet endroit situé au sud-est de l'Iran, est tout particulier pour moi et depuis que j'ai croisé les Kaluts, la première foi en 2017, j'y retourne à chaque fois que je viens en Iran. Et essaie de le proposer à chacun de mes voyageurs qui souhaite découvrir le pays.

Important: à lire le site du gouvernement français (mfa), la zone est déconseillée car classée rouge. Cela peut être dissuasif. Mais je tiens à clarifier la situation: si vous êtes accompagné d'un expert local, vous ne risquez rien. Car connaissant la zone, il sait et connait les endroits a fréquenter et a éviter. Personnellement, a chaque fois que je me suis rendu sur la zone, rien ne m'a fait penser à un risque mais l'endroit nous permet de nous évader, de méditer, et est également propice a des prises de vues improbables.

Mais avant d'arriver aux Kaluts, un caravansérail, celui de Zein oddin, devenu hôtel depuis les années 2000 et l'étape de Rafsanjan, la capitale de la pistache.

Caravansérail Zein od din: Situé au bord de l'autoroute entre Yazd et Kerman, on ne peut imaginer de l’extérieur, que l’intérieur est ainsi. La surprise est de taille.



Rafsanjan: La ville en elle-même n'a rien de captivant, mais c'est plutôt les champs de pistachiers présents à perte de vue. Et a noter que la décoration de la ville est consacrée à la pistache.


Pour Kerman, pas de halte. La ville a fait l'objet d'une présentation en 2017 et 2018. Et en plus, Kerman ne présente pas d’intérêt particulier hors mis le complexe Ganj Ali avec son bazar, hammam et mosquée.

Direction Mahan, avec une arrivée en début de soirée. Propice à des photos avec coucher de soleil.



Après ces prises de vue, direction hôtel pour préparer la journée du lendemain. Mais, une envie de visiter la mosquée de nuit, celle de Neimat Olla Vali, devient nécessaire. Alors go.

La mosquée Neimat Olla Vali, est imposante et le nom de Neimat Olla Vali est important - il est a l'origine du sufisme.


C'est ainsi que se termine le premier soir. Nuit reposante pour une journée riche le lendemain.

Le jardin de Shazdeh, un oasis en plein milieu du désert, non loin de Mahan. Il est vrai que c'est la 3e fois que je viens voir le Jardin, et je sais que ce ne sera pas la dernière fois. Le jardin, classé au patrimoine de l'Unesco, ne laisse pas indifférent.

Nous sommes Vendredi, jour de repos en Iran... et ce jour est l'occasion pour les familles iraniennes de pique niquer. Et le parvis devant l’entrée, les vendeurs ambulants ont envahi le périmètre et toutes les ombres disponibles sont occupées.


Et un autre point: le nombre de voyageurs étrangers, comme je dirai toujours - l'Iran, un pays attirant malgré ce qui se dit.


Les photos n'ont aucun filtres.

Apres cette visite, retour à l’hôtel pour se préparer à une expédition vers les Kaluts. A chaque fois, que je viendrai en Iran, j'irai voir ce paysage.

Rendez vous fixé à 16h. D’une pour éviter les grosses chaleurs et de deux arriver et profiter du coucher de soleil. Et cela n'est valable qu'a une seule condition: arriver sans pépin. Il aurait fallu prévoir l’imprévu.


Premier imprévu: réception SMS - "j'ai un peu de retard, je serai là vers 17h". Ah, ok... croisons les doigts.


Second imprévu: il arrive à 16h40, c'est mieux. On a perdu que 40min, mais c'est sans compter le moteur qui chauffe, et qu'il faut refroidir 6 fois sur les 120kms, nous séparant de ces kaluts...Grrrr! vraiment pas content.

Arrivés à destination.

Quelques photos, mais pas celles que je rêvais de faire (voir le blog un moment en Iran 2017)


Et sur les photos suivantes: l'expression de l'agacement avec l'objet de cet agacement.

Après ça, le coucher du soleil, la nuit étoilée et la voie lactée. Allez pas de soucis, je reviendrai. Retour à l’hôtel et demain, ce sera Bam. Ce sera une première pour moi.

Bam, la cité ou la ville, avec sa citadelle est victime de son emplacement, d'une part à cause d'un tremblement de terre, celui de 2003, a été dévastateur... et zone classée rouge par le MFA français. Elle porte bien son nom, elle est victime et ne le mérite pas. En effet, rien de tout cela ne correspond à la réalité. L'objet de la visite est clair: la citadelle. Les effets du tremblement de terre sont effacés et la reconstruction est presque terminée. Les photos parlent d'elles même.


Les premières impressions sont indescriptibles. Effectivement, elle est imposante, en place. Et le chantier de réhabilitation, avec des échafaudages par ci par la, prouve que ça travaille. Et le résultat: trop bien.



Le seul point à signaler: nous étions les seuls visiteurs, cela est expliqué par la mauvaise publicité de l’insécurité, et également la température (45 degrés au moment de la visite - par de risque de déshydratation, des points d'eau restent disponibles tout au long de la visite). Je ne sais que penser de la communication officielle mais fake (ou pas...), plus ca continue plus je deviens anti médias ou anti Trump, je ne sais pas.

Anti médias ou anti Trump?

La est la question! Je m'explique: en 2015, ou plutôt non, en 2013, a l’élection de Rohani, président modéré, j'ai senti un vent de positivité de la part des médias et notamment des politiciens occidentaux.

Bizarrement, les documentaires a la TV, les reportages photos dans la presse, tous étaient positive attitude, l'Iran est devenu the place to be. Et en 2015, a la signature de l'accord sur le nucléaire, l'Iran, en plus d’être redevenu le pays de l'histoire de 2500 ans, la culture, l'art, etc... et redevenu bizarrement la place où l’économie est en plein boom. Retour des manufacturiers européens et tout cela est source d'optimisme, de bonheur pour les iraniens qui le méritent. Et en interne, rien ne change, mais ça les médias ne le disent pas (et pas nécessaire de la dire, car l'action se fait en interne). Tout va bien, et le mécanisme se déroule en interne. Pour info, le JCPOA est d’actualité jusqu'en 2025, et cette date est indiquée pour une raison.

Ensuite, en Novembre 2016, est élu un gars au nom de Trump. Ce gars veut rendre aux US la grandeur du passé. Soit, pourquoi pas? Mais en voulant changer la face du monde, et mettre en place son concept du bien et du mal. Et c’est là que tout devient chamboulé. Après tout ce qui a été construit, il le déconstruit et en résulte la sortie du JCPOA (mai 2017), et depuis bizarrement les médias ont suivi, l'Iran n'est pas fréquentable, les droits de la femme sont bafoués, l’insécurité est grandissante...STOP! L'Iran n'a pas changé, a toujours été le même. Les iraniens ont toujours été accueillants, l'histoire reste la même, la culture idem, le patrimoine pareil. C'est seulement la décision d'une politique ayant main mise sur l’économie mondiale, qui change la nature et le contenu des infos. Donc au final, je suis Anti Trump et déçu du rôle des médias. CDFD.

Je quitte la citadelle, heureux de l'avoir vue...et je sais que je la reverrai. Un petit tour autour de la citadelle me rappelle que la region est productrice de dattes.

La cueillette est prevue pour Septembre. A la suite de cela, nécessaire de recharger les batteries. Et il est vrai que la restauration en Iran reste excellente.


Et enfin, après une sieste, retour à Mahan. Mais un panneau attire mon attention à la sortie de la ville de Bam. Il montre l'immensité du pays par la route.

Kerman 193km; Bandar Abbas 450; Yazd 570; Shiraz 745; Ispahan 848; Mashhad 1060; Ahvaz 1352; Téhéran 1383; Kermanshah 1400; Tabriz 1893

Ah ouai quand même.

Avant d'arriver à Mahan, une halte sera faite a Rayen. La petit sœur de Bam s'y trouve. Je parle de la citadelle.

Sur la route de Rayen, pas grand chose mais hâte d'arriver. Il est vrai que la citadelle, je l'ai vue en 2017, et je veux la revoir. Et il faut arriver avant le coucher de soleil pour avoir la chance de voir la cascade de Rayen.

Très heureux de voir l’évolution depuis 2017, le tourisme en Iran est pris au sérieux par le gouvernement et on voit qu'une enveloppe a été allouée à la restauration des sites à visiter et à voir. Par contre, je reviens à l'autre blond américain... suite à sa décision de quitter le JCPOA, il a mis un coup d’arrêt à ces différentes restaurations et cela se voit dans le regard des personnes travaillant sur place.

La citadelle, belle, refaite a neuf... Je ne m'en lasse pas. Je la considère comme la petite soeur de Bam, et il y a de quoi.


En levant la tête, la citadelle donne sur une vue magnifique des montagnes qui l'entourent.


J'imagine la vie à l’époque. Confus, par les films que je voyais, je m'imagine les archers, les gardes, les bourgeois marcher dans cette citadelle, regardant l'horizon à l’affût du potentiel ennemi et des moments de siège ou encore les moments où les caravanes commerciaux arrivaient... Ah oui, cette époque! Et cette citadelle nous le rappelle.

Après la citadelle , direction la cascade de Rayen. Un coin de fraîcheur naturelle et ça vaut le détour, il fait une température de 40 degrés ...



Magnifique...

Ainsi se termine l’étape de la région de Kerman & Bam. Une chose est sûre, je reviendrai.

Le lendemain matin, au réveil, direction Shiraz, une longue étape qui me décevra par le nombre d'aire de repos: 1 seule, fermée de surcroît. Mais qui m'enchantera par la découverte de nouveaux endroits.

A noter, l'absence d'aire de repos presume du fait que si une envie pressante se fait sentir...pas d'autres solutions que de se retenir ou la nature sera le point de chute. L'étape entre Mahan et Shiraz est longue (environ 600km), il va falloir s'armer de patience.

Mais heureusement que Neyriz se trouve sur la route, et s'avèrera être une halte agréable. En effet, il s'y trouve une mosquée, la seule d'Iran ne comportant qu'un seul Eyvan. Et cela mérite le coup d'oeil.


Le mobilier présent, cosmopolite résulte d'une tradition valable dans la confession musulmane: le Vaghf. Il s'agit de dons par les croyants qui décident dans leur testament, de faire un don à une mosquée, cimetière, école etc... tout endroit bénéfique et spirituel. Et cela explique le mobilier, de différentes couleurs, matières.

On reprend la route, sous un soleil de plomb. Niveau eau minérale, je ne sais pas combien de bouteilles ont été bues depuis le début, mais j'aurai dû penser à un partenariat.


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