Tout sauf géopolitique Iran - 2

Mis à jour : janv. 1

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Paru au figaro:

Lot. Deux cyclotouristes de Gramat racontent leur voyage en Iran

Deux cyclotouristes de Gramat étaient en Iran juste avant les révoltes de novembre 2019. Ils racontent leur voyage...

par  Rédaction Cahors


Habitués à pratiquer le vélo lors de leurs voyages touristiques à l’étranger, deux membres du Cyclo-Club de Gramat ont tenté cette expérience lors d’un voyage en Iran au mois d’octobre 2019 ; donc juste avant le début des révoltes de novembre.

Il faut dire, en premier lieu, que le circuit touristique classique (600 kilomètres) de Téhéran, au nord, à Shiraz, au sud, couvrant les sites les plus prestigieux, se prête mal au cyclotourisme car il y a peu de petites routes. Mais dans et autour de ces sites, il est tout à fait possible de pratiquer le vélo sous réserve de porter des pantalons longs et, pour les femmes, un foulard et des manches longues. Alors, l’Iran révèle au visiteur des trésors fabuleux : des vestiges historiques impressionnants, une gastronomie raffinée et une population avide de contacts.


Les sites qui les ont le plus impressionnés

Nos deux habitants de Gramat ont tout d’abord été saisis par la dimension et la magnificence des sites historiques hérités du premier grand empire mondial : l’empire perse.

Suivons donc nos deux touristes gramatois du nord au sud de leur périple sur quelques-uns des sites qui les ont le plus impressionnés.

À Téhéran, le fastueux complexe palatial du Golestân (XIXe siècle) orné intérieurement de milliers de petits miroirs scintillants (dynastie qâdjar).

À 300 km environ au sud de Téhéran, la ville de Natanz, ou du moins son nom, est bien connue de tous ceux qui s’intéressent aux grands enjeux stratégiques actuels. En effet, à quelques kilomètres, au nord de Natanz, une petite route touristique parfaitement adaptée à la randonnée cyclo part à l’assaut de la montagne vers le magnifique village d’Abyaneh avec sa guirlande de maisons de couleur rouge profond accrochées à la montagne, à près de 2 500 mètres d’altitude. Mais au pied de cette route, avant les premiers lacets, on passe devant le centre nucléaire de Natanz qui défraie la chronique depuis plusieurs années ; c’est dans ce centre que les Iraniens procèdent à l’enrichissement de l’uranium à des taux suspectés d’être plus élevés que ceux de l’enrichissement à finalité civile. En passant devant le centre nucléaire, à une centaine de mètres seulement de son enceinte, nos Gramatois ont aperçu clairement d’immenses terrils de matériaux géologiques issus de l’excavation du sous-sol où ont été construites les immenses salles abritant les milliers de centrifugeuses du programme d’enrichissement. Conscients du risque de bombardement de ce site, les Iraniens ont profondément enterré et blindé les halls de centrifugation. Bien sûr, nos Gramatois se sont bien gardés de sortir leurs appareils photo devant ce site.

À 250 kilomètres plus au sud, la ville d’Ispahan devint la capitale de la Perse au XVIe siècle et, sous Shah Abbas (dynastie safavide) devint, au XVIIe siècle, une des plus belles villes du monde avec ses palais, ses moquées aux immenses porches (iwans) couverts de faïences aux couleurs chatoyantes, ses ponts incroyables et son vaste bazar. La grande place royale qui mesure plus de 500 mètres de long se prête parfaitement au cyclotourisme.


Découverte de la religion du zoroastrisme

À l’est d’Ispahan, et au voisinage de la ville de Yazd, nos deux Gramatois ont découvert, stupéfaits, les « tours du silence ». Bâties au sommet des collines, il s’agit d’enceintes destinées à recevoir les cadavres des zoroastriens.

Le zoroastrisme est une religion fondée par Zarathoustra (appelé Zoroastre dans sa forme hellénisée) entre l’an 1 000 et l’an 600 avant J.-C.. Le zoroastrisme apparaît comme la religion fondatrice des monothéismes qui vont naître plus tard au Moyen-Orient. Outre la croyance en un dieu unique (Ahura Mazda), les zoroastriens vénèrent quatre éléments sacrés : le feu, la terre, l’air et l’eau. C’est pour cela que leurs morts ne peuvent être ni enterrés ni brûlés pour ne pas souiller ces éléments. Les morts étaient transportés dans les tours du silence, et déposés, nus, sur de grandes dalles, donc isolés du sol, jambes et bras écartés (certains pensent que cette position a inspiré Léonard de Vinci pour son dessin célébrissime « l’homme de Vitruve »). Là, les chairs étaient rapidement dévorées par les vautours et les ossements étaient ensuite poussés dans un grand puits central. Ce lieu, visité par nos deux Gramatois peu avant le crépuscule, dans un silence sépulcral, et dans un environnement désertique de couleur rougeoyante, dégage une très forte impression.

Plus au sud, le site de Persépolis, bâti par les empereurs achéménides bien connus (Darius, Xerxès, Artaxerxés) à partir de 500 avant J.C, fut une sorte de « bouquet final ». La découverte du site est un véritable « choc visuel » tant par l’ampleur du site que par la hauteur des colonnades : salles de près de 100 m de long et colonnes de plus de 25 m de haut.


Un contact facile avec les Iraniens

Il est maintenant temps de parler des Iraniens avec qui il a été très facile d’établir le contact en langue anglaise (rappelons que nos deux Gramatois ont eu la chance d’échapper aux graves troubles déclenchés en novembre par le doublement du prix de l’essence – qui était de 22 centimes d’euro/litre).

Malgré les risques encourus dans une société hypersurveillée, de jeunes Iraniens ont expliqué à nos deux touristes combien il était dur de vivre dans une théocratie en bute à une hostilité mondiale : répression féroce des désirs d’émancipation, pénuries de médicaments résultant de l’embargo américain, difficulté à voyager à l’étranger, etc.

Particulièrement émouvants, ces témoignages de femmes iraniennes qui ne supportent plus les contraintes religieuses et patriarcales. Joignant le geste à la parole, elles ont parfois enlevé leur foulard dans un geste courageux de défi à l’autorité, certes au fond d’un petit restaurant, mais dans ce pays les mouchards sont partout. Oui, des femmes belles et courageuses. Une jeune Iranienne qui protestait contre le port du voile sur une place de Téhéran a récemment écopé d’un an de prison pour « incitation à la débauche »…


La révolution de 1979

Une question est régulièrement revenue dans les conversations : la révolution de 1979.

Comment un grand peuple comme le peuple iranien, riche d’une histoire et d’une culture millénaire, a-t-il pu se laisser entraîner dans cette tragique aventure théocratique ? À cette question, les Iraniens rencontrés répondent : par le populisme. L’ayatollah Khomeiny avait bien le projet d’établir une théocratie absolue et il a confié la stratégie de conquête du pouvoir à un trio de conseillers « diaboliques » : Bani Sadr, Sadek Godzadeh et Ibrahim Yazdi qui se sont partagé les secteurs « communication », « manœuvres politiques » et « conquête de l’administration ». Ces trois conseillers de Khomeiny ont eu recours à un rouleau compresseur populiste d’une incroyable audace mensongère : promesse de la démocratie ! Promesse de la gratuité de l’eau, de l’électricité ! Et pour unifier toutes les factions, un slogan simpliste : l’Islam est la solution. Le peuple a alors plébiscité Khomeiny. On notera au passage la complaisance de certains intellectuels français.

Quarante ans plus tard, le peuple iranien paye encore, au prix fort, son abandon au populisme et à l’obscurantisme. Et la fin de la tragédie ne semble pas proche…

Ces témoignages ont naturellement eu un impact fort pour nos deux visiteurs citoyens d’une Europe en proie aux tentations populistes.

Voilà… Amis lecteurs, n’hésitez pas à visiter l’Iran… quand la situation éruptive actuelle sera apaisée et à rejoindre le Cyclo-Club de Gramat pour partager des expériences touristiques.


Article paru sur financial tribune:


Les barrages iraniens a moitié pleins

Depuis le début de la présente année d’eau (du 23 septembre) au 22 novembre, plus de 42 millimètres de précipitations ont été enregistrés en Iran, soit une augmentation de 23% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.


L'augmentation des précipitations a augmenté la quantité d'eau s'écoulant dans les barrages. Plus de 3,680 milliards de mètres cubes ont pénétré dans les réservoirs en deux mois, en hausse de 3% par rapport à la même période de l'année dernière, a fait savoir le portail d'information du ministère de l'Énergie, Paven.


Les barrages à travers l'Iran peuvent contenir un maximum de 50 milliards de mètres cubes d'eau. À l'heure actuelle, près de 50% de la capacité totale est pleine.


Environ 25,4 milliards de m3 d’eau sont maintenant dans les barrages, soit 26% de plus que cette période de l’année dernière.


Depuis le 23 septembre, les barrages ont commencé à décharger une partie de l'eau pour se préparer à d'éventuelles inondations et éviter les débordements.


La quantité d'eau sortant des barrages au cours des 60 derniers jours est estimée à environ 7 milliards de m3, ce qui indique une augmentation de 109% par rapport à la même période de l'année précédente.


Des précipitations sans précédent en mars et avril ont détruit des vies, emporté des terres agricoles et des ponts, inondé des maisons et détruit des infrastructures lorsque les rivières ont débordé.


Les inondations soudaines ont tué plus de 70 personnes et causé des dégâts humains et matériels colossaux dans de nombreuses villes et villages, en particulier dans les régions de l'ouest et du nord. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont été déplacées.


Article paru sur irantourismnews

L’hospitalité des iraniens est sans limite




Au Moyen-Orient, l'Iran est une civilisation riche de milliers d'années d'histoire et de culture, d'art et d'artisanat, d'une hospitalité riche et d'une nature à couper le souffle. Au cours des trois dernières décennies, l’Iran a accueilli des touristes du monde entier qui ont contesté le fait que son pays est beau, hospitalier et sûr à visiter.


Comme tant de pays en développement, l’Iran a traversé et traversera de nombreux changements et défis. La semaine dernière, nous avons assisté à des manifestations et à des inquiétudes concernant l'évolution du prix de l'essence dans de nombreuses régions de l'Iran. Il s'agit toutefois d'exemples d'événements évidents dans tous les pays.


Même en ces temps difficiles, aucun touriste étranger n'a été dérangé, mais le gouvernement et le peuple iranien les ont bien traités.


Cela montre que l’Iran est l’un des pays les plus sûrs pour les touristes au monde!


Le comté a fait l'objet de critiques et de nombreuses publicités négatives et parfois préjudiciables (médias et autres), mais le secteur du tourisme est toujours très fort et florissant.


 L’Iran avec sa riche culture et ses sites historiques élaborés et son peuple aimable et hospitalier est prêt et disposé à faire venir des touristes pour profiter des nombreuses facettes de cette civilisation très ancienne et florissante.


Bienvenue en Iran, le pays des plus amicaux avec des civilisations de milliers d'années!



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Professionnel du tourisme, possibilité de créer

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